La Longue Traîne
Par Ben, samedi 7 octobre 2006 à 08:31 :: En vrac :: #56 :: rss
Hier après-midi, j'ai entendu dans la rue quelqu'un siffler un air de musique. Bien que ça n'y ressemblait pas du tout, cet air m'a immédiatement fait penser à la musique du film "Et pour quelques dollars de plus" de Sergio Leone...
Mais si, vous savez! La musique qu'écoute Indio, le voleur que l'Etranger (Clint Eastwood) et le Colonel (Lee Van Cleef) essayent de capturer...
Et bien, grosse galère pour trouver cette musique sur des plateformes de musique en ligne payante. (enfin si j'avais réellement cherché :-P
Résultat, j'ai dû la pirater alors même que je l'apprécie énormement.
Alors après, lorsque je vois des campagnes de pub contre le piratage, je rigole doucement.
OK pour ne pas pirater, mais si il y a une alternative au moins aussi intéressante!
Tout ça pour dire que les musiques d'Ennio Morricone sont excellentes et qu'elles restent longtemps en mémoire! 
Et je vais un instant continuer à râler contre l'industrie de la musique : je suis allé chez un disquaire d'occasion le weekend dernier. Il se plaignait d'avoir de moins en moins de clients qui venaient acheter des disques chez lui.
Lorsque je lui ai demandé s'il savait pourquoi, il m'a répondu que c'était dû à Internet.
- Ha oui, le piratage vous voulez dire...
- Non, non... Pas du tout. Le genre de CD que je vends chez moi n'est pas le genre de CD que les gens piratent sur Emule. Et de tout manière ces gens n'achetaient déjà pas leurs CD chez moi avant, la différence ne vient pas de là . Ceux qui me font le plus peur sont les grands marchands de CD d'occasion sur internet : plus besoin de passer par un magasin, les échanges se font directement entre particuliers!
Là je dois dire que j'ai été scié!
C'était la première fois que j'entendais de mes propres oreilles quelqu'un, en plus ayant des intérêts dans l'industrie de la musique, être si réaliste sur ce qui gène le plus avec internet : la diversité.
Pour continuer ça, lisez ce (très) long article sur ce qui fait le succès de magasin de vente en ligne tels qu'Amazon ou Rhapsody :
...la règle des 20/80 est obsolète, 20% des produits ne représentent plus 80% du chiffre d'affaire. Du moins pour certains qui sont plus malins que d'autres, à l'image d'Amazon ou de Rhapsody qui réalisent plus de la moitié de leur C.A. sur des produits qui sont au fond de leur catalogue...
L'une des conclusions de cet article est que ce sont les produits les moins vendu qui -paradoxalement- rapportent le plus d'argent aux vendeurs en ligne.
Vraiment, je vous conseille vivement une petite lecture de cet article.
Et en plus l'auteur en sortira bientôt un livre.
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